Article PSE Fnac sur « Santé et travail »

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Article PSE Fnac sur "Santé et travail"
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FLASH sur l’audience devant la Cour d’Appel de Paris

Hier se tenait l’audience prévue devant la Cour d’Appel de Paris, elle faisait suite à la décision de suspension du plan social du 13 décembre 2013.

Pour rappel, cette affaire oppose certains CHSCT et les syndicats CGT, SUD et CGC à la Fnac Relais.

Nos avocats ont plaidé que l’évaluation de la charge de travail pesant sur les salariés restant après le PSE n’avait pas été menée avant la réorganisation par la Fnac, et en ce sens la boite n’a pas fourni les éléments demandés par Ets.

Les tableaux fournis par la direction étaient illisibles et incompréhensibles, ce sont nos ( brillants) avocats qui les ont expliqués à la cour.

L’avocat général a « allumé » la direction (dixit nos avocats) en leur disant que c’est la peur du juge qui leur avait fait faire des expertises, il a également évoqué l’accord national interprofessionnel.

L’avocat général a évoqué la fermeture de Virgin et les difficultés rencontrées par la grande distribution, mais en rappelant aux juges que leur décision ne devait pas être influencée par cette situation.

Il y a eu un débat sur l’optimisation qui a été démonté par nos avocats avec le « choix » des magasins pilotes, ainsi que le choix des expertises mandatées par la Fnac.

Au final, nos avocats ont plaidé pour un renfort en effectifs dans les magasins, en s’appuyant sur le fait qu’il n’y avait pas eu les compléments d’expertises.

Le délibéré est fixé au 25 avril prochain.

FLASH sur l'audience devant la Cour d'Appel de Paris

PSP, un nouveau jeu

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Pas vraiment issu des univers Kids, c’est le nouveau jouet qu’aimerait utiliser la Fnac, un peu comme une console avec un drôle de jeu d’arcades, réservé aux adultes, et dont le but serait « d’éliminer » des salariés potentiellement surnuméraires, amis séniors, bienvenue dans ce nouveau monde éminemment dangereux!
C’est un peu le sens du « volet externe » prévu à l’accord de GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences, un Plan Social Permanent(PSP) que la Fnac va proposer à la signature des syndicats.
Ce PSP, c’est aussi, « à la louche », ce que prévoit au titre des mesures de reclassement externe le plan social qui vient d’être suspendu par la Cour d’Appel de Paris.
Des ajustements au fil de l’eau, des procédures de gré à gré avec les salariés se terminant par une « rupture d’un commun accord », genre licenciement à l’amiable.
Lesquels salariés, dont les conditions de travail empirent et éventuellement mis sous pression pourraient être enclins à accepter un départ assorti d’une petite indemnité.
Nous avons connu des Ets où il était « suggéré » à des collègues de solliciter une baisse de qualification assortie d’une baisse du salaire avec des arguments suffisamment convaincants pour qu’ils s’exécutent, ou des cadres à qui l’on annonçait qu’ils « n’avaient plus d’avenir à la Fnac » et c’était avant le PSE.
Le PSE a l’avantage de faire « une charrette » et donc de tailler brutalement dans la masse, du quantitatif comme on dit chez les managers.
Mais, au titre des inconvénients liés au PSE, outre sa lourdeur, la Fnac doit compter sur des représentants du personnel et des syndicats capables de contester un Plan Social, nous venons de le vivre.
Autre inconvénient pour la boite, et non des moindres, c’est que le Code du Travail prévoit des critères pour l’ordre des licenciements, notamment l’ancienneté, l’âge et le handicap et que le législateur a entendu protéger ces catégories plus fragiles.
De sorte que, en poussant le raisonnement un peu trop loin, au terme de plusieurs PSE et d’un éventuel nouveau recul de l’âge de départ en retraite, la Fnac ne serait plus peuplée que de « vieux vendeurs » accrochés à leurs déambulateurs et régulièrement sollicités par la pression physiologique…on vous épargne le couplet sur les couches « Confiance ».
Pas vraiment le tableau idyllique en terme d’image pour vendre du « High Tech », tout le monde l’aura compris, surtout nos dirigeants.
Le volet « départ externe » inséré dans la GPEC, qualitatif lui, cache donc à notre sens et très pudiquement une espèce de « gérontophobie » difficile à assumer en ces temps de promotion de la diversité et tout le bazar…outre le fait qu’existe un accord « séniors ».
Avec un tel instrument, c’est donc en toute discrétion que serait mené le rajeunissement d’une population qui a du mal à soulever des bacs à longueur de journée et à râler, parce que c’est bien connu, le vieux est un peu acariâtre.
Comme nous avons contesté le PSE, il nous semblerait pour le moins incongru d’en accepter en douce certaines des modalités au titre d’une GPEC et de renoncer par là même à toute résistance collective.

PSP, un nouveau jeu

Suite du plan social Fnac Relais

D’un trait de plume, plus de 150 salariés de Fnac Relais, employé(e)s et cadres, sont devenus sans le vouloir des candidats au « départ volontaire »
Autant les salaires sont restés immobiles, autant la Fnac a su réagir pour réajuster à la baisse la masse salariale en supprimant des centaines d’emplois sur le groupe Fnac.
Dans ces moments difficiles, la CFTC FNAC a été sollicitée à de nombreuses reprises par nos collègues cadres & employés.
Nous avons ainsi pu appuyer et faire valider financièrement la TOTALITE des projets externes
Dans ces moments douloureux, nous avons ainsi pu aider à la ré-orientation professionnelle de ces salariés.
La CFTC FNAC, 2e syndicat du groupe Fnac, est à vos côtés tous les jours en magasins, sur Twitter, sur le web et par mél

http://cftcfnac.free.fr

Suite du plan social Fnac Relais

Communiqué CFDT

Le CCE vient de faire une communication aux salariés, afin d’expliquer son action en justice et aussi pour informer les salariés.  

La CFDT souhaite elle aussi informer les salariés des raisons qui l’ont amené à signer un accord et aussi donner sa vision des choses en ce qui concerne l’impact de l’action judiciaire en cours.

La CFDT estime elle aussi que le plan de réorganisation concernant le PSE 2012, sera préjudiciable aux conditions de travail des salariés, c’est dans ce sens que certains CHSCT où elle était présente ont aussi déclenché des expertises, elle a proposé aux membres du CCE de mettre en place une action dans le but de contraindre la direction à négocier avec les organisations syndicales son plan de réorganisation sur le fond, car nous savions que si les juges ont souvent forcé les directions à négocier, ils ont très rarement annulé un PSE pour motif économique seul motif  d’empêcher la direction de refaire assez rapidement un nouveau PSE touchant la même population (Les rares fois où ils l’ont fait la Cour d’Appel a cassé le jugement). Ce point de vu n’a pas été partagé par la majorité des élus du CCE majorité fortement représenté par Les élus CGT et SUD.

Le CCE de FNAC RELAIS a donc refusé de discuter pendant cinq mois du PSE arguant du fait qu’il attendait le retour des rapports d’expertise des CHSCT.
Dans le même temps les élus de FNAC CODIREP qui eux avaient choisi de débattre du PSE afin de dénoncer le caractère illicite de certaines dispositions des livres 1 (Accompagnement) et 2 (Réorganisation) du PSE, ont fait des propositions amendant dans un sens plus favorable aux salariés  le PSE. Face au refus de la direction de prendre en compte leurs propositions les élus CFDT soutenu par notre organisation, la CFDT étant majoritaire dans cette société,  a informé la direction de sa volonté de l’assigner au tribunal. Pour éviter les conséquences de cette assignation, la direction a préféré négocier. Après un mois de négociation un accord a pu être trouvé prenant en compte très largement les propositions CFDT que ce soit sur la réorganisation ou sur l’accompagnement. Cet accord a été approuvé à l’unanimité par tous les élus de FNAC CODIREP y compris ceux de la CGT.

Dans le même temps les choses étant toujours bloquées sur FNAC Relais, même si  jusque-là Nous avions soutenu plus par solidarité que par assentiment l’action juridique menée par le CCE, nos doutes ne portant pas sur la validité et la justification de cette action, mais plutôt sur son efficacité concernant le maintien de postes des personnes les plus fragilisés pour nous, les GAD,  nous avons décidé jugeant l’action menée sur FNAC CODIREP plus efficace, d’interpeller la direction sur l’ouverture de négociations, FO et la CFTC pour des raisons qui leurs sont propres ont fait de même et à notre grande surprise la CGT, SUD et la CGC aussi.   La proximité des départs en vacances donnait un caractère d’urgence à ces négociations, car nous ne souhaitions pas laisser les salariés concernés dans l’incertitude, pendant les mois d’été. Nous pensions donc que toutes les Organisations Syndicales souhaitaient par le biais de la négociation, préserver un maximum de postes, d’autant plus qu’une liste de 8 magasins déterminée et validée par toutes les Organisations Syndicales avait été proposée à la direction, mais à notre grand regret nous avons constaté que certaines Organisations Syndicales avaient malgré leur demande d’ouverture de négociation, établit un contexte le plus défavorable possible en assignant au tribunal nos interlocuteurs le  jour de la négociation. Cela laisse penser que ces OS ont fait contrairement à CODIREP et FNAC SA (Car dans cette société aussi un accord a été trouvé avec la CGT), le choix de privilégier l’action juridique à la négociation c’est leur droit et nous le respectons mais  notre choix est différent.

La CFDT est donc revenu à la charge ainsi que d’autres OS, une dernière négociation a donc eu lieu, à l’issue de laquelle un accord a été trouvé, nous restons persuadés que le nombre de postes maintenus aurait été à minima doublé si toutes les OS avaient œuvré dans la même direction. Nous n’aurons pas l’impudeur de porter aux nues l’accord que nous avons signé, car notre volonté nous le répétons était de négocier la réorganisation en profondeur, car au-delà de préserver des postes il s’agissait aussi de faire en sorte que les conditions de travail des salariés restants dans l’entreprise soient viables. C’est dans ce but que dans l’avenir nous nous garderons de soutenir au nom de la solidarité, des stratégies que nous jugerons contraires à la nôtre concernant l’intérêt des salariés.

En conclusion nous considérons la communication du CCE, comme insultante, en effet elle jette sur la CFDT de façon subtil un soupçon de collusion avec la direction appelons un chat un chat.

Nous informons l’ensemble des salariés, que la CFDT est en ce moment même en contentieux juridique avec la direction sur la prime de vacances par le biais de notre délégué de Metz, nous demandons l’alignement de cette prime sur les magasins de Lyon (1/2 mois du salaire d’embauche) et sur le non-respect de l’accord 35h concernant les ouvertures du dimanche par le biais de notre déléguée du magasin de Nice. Aux salariés de juger si c’est là le comportement d’un syndicat « maison ».

CFDT Relais

Communiqué CFDT

Déclaration SUD au CCE sur l’accord PSE

On acte certaines améliorations, cependant nous sommes très circonspects quant au déroulé de la négociation et notamment des conditions dans laquelle s’est déroulée et tenue la réunion du 15 juin, ainsi que sur l’absence de préparatoire, nous avons des doutes importants sur la loyauté de la direction
En plus, des expertises CHSCT ont eu lieu dans 16 magasins avec des cabinets différents qui ont tous conclu à une forte dégradation des conditions de travail suite au plan de réorganisation. Les RPS vont donc connaître une forte augmentation et aucune amélioration n’a été apportée à ce jour. La liste des 5 magasins retenus, pour avoir une GAD supplémentaire, ne correspond à aucune réalité de dégradations des conditions de travail évoquées.
En outre, le refus de la direction de mettre en place une bourse des offres des volontaires de niveau 2 pose le problème de la volonté de la direction d’utiliser cette ressource. Comment feront-ils pour proposer leur poste aux salariés concernés par le PSE.
Aucune solution n’a été trouvé au problème soulevé  : des salariés volontaires du niveau 1 qui accepteraient l’offre de reclassement et priveraient ainsi les autres salariés de cette possibilité de reclassement
Le maintien de la priorité du critère de compétence (ce qui nous semble illicite) pour départager les candidats aux postes de RRHC et RFIC cible quasiment nommément les personnes qui vont pouvoir rester dans l’entreprise, et  par conséquence la situation des salariés les plus fragilisés au regard de l’emploi n’est plus priorisée.
La méconnaissance du portefeuille de magasins pour les RFIC et RRHC est un obstacle pour que les salariés puissent se positionner de façon à pouvoir appréhender conciliation entre vie professionnelle et travail.
Des améliorations auraient du être apportées au regard des moyens du groupe  : le congé de reclassement porté à 12 mois pour tout le monde afin que personne ne reste sans solution, ainsi que la détermination d’un montant minimum d’indemnité.

Déclaration SUD au CCE sur l'accord PSE