Jackpot chez les Picsous

Le PSE Optimisation fonctions administratives sur Fnac SA touche 58 postes : 19 à la direction commerciale, 9 aux opérations, 12 à la DRH, 18 à la direction financière et comptabilité.

Le rapport d’expertise PSE remis au CE nous révèle combien l’argumentaire économique de la direction pour justifier ces suppressions de postes est contestable. Au nom de la compétitivité, ce plan d’économie de 4 millions d’euros est présenté par la direction comme indispensable pour maintenir les résultats.

Dans le même temps, une charge de 3,8 millions d’euros est comptabilisée pour un plan de stocks options du top management. Encore plus fort, la masse salariale 2013 du groupe Fnac (comité de direction, une dizaine de personnes) atteint en 6 mois d’activité la somme stratosphérique de 13,2 millions d’euros. A titre de comparaison, celle de Fnac SA sur 12 mois en 2013 se monte à 75 millions d’euros mais pour « 750 salariés ». N’oublions pas que grâce à Mr Bompard le montant de la participation des « 10 000 » salariés de la Fnac s’est réduit de moitié (2,1 m€ en 2013 au lieu de 4,3 m€ en 2012) pour des résultats à peu près équivalents. La mise en bourse de la Fnac a été l’occasion d’une véritable martingale pour le comité de direction. Des millions comme s’il en pleuvait.

C’est indécent et choquant alors que depuis deux ans, les PSE s’enchainent dans le groupe Fnac. En 2012, 91 postes sur Fnac sa, 164 postes sur relais, 45 postes sur Codirep. En 2013, 156 postes sur Relais, 43 sur Codirep. En 2014, 58 postes sur Fnac SA, 97 postes avec les fermetures de magasins Périphérie.

Le PSE 2014 et ses suppressions de postes semblent répondre à une urgence incohérente avec les objectifs des projets. Le ‘’non phasage’’ entre suppressions des postes et mise en place des nouvelles organisations ou outils (2ème trimestre 2015 pour certains services) va engranger des surcoûts et des surcharges de travail pour les salariés restants. Comme en 2012, l’exemple de la mise place d’Europa se reproduit. Après avoir supprimé 15 postes de comptables, une vingtaine d’intérimaires pallient depuis deux ans l’échec de cette réorganisation. Où sont les gains ? (Les suppressions de postes envisagées, ne sont pas une conséquence d’un changement organisationnel avéré, mais un préalable. Ce projet pourrait être utilement reporté selon l’expert CHSCT).

Au-delà des économies, la direction a une obligation de moyen et de résultat quant à la prévention des risques sur la santé physique et psychologique de ses salariés. Sur ce sujet, le pré-projet de l’expert CHSCT dans ce domaine est préoccupant.

Au-delà de l’incompréhension de ce nouveau PSE, le mal-être, le stress et la souffrance des salariés impactés (même pour ceux qui pourraient rester) sont importants. La décision de la direction de mettre un n° vert de cellule psychologique au service des salariés ne peut être la seule réponse. Nous en avons pour preuve que celui-ci n’a reçu aucun appel. Ce n’est pas satisfaisant et démontre le peu de considération de nos dirigeants envers leurs salariés.

L’expert CHSCT pense que le PSE 2014 s’inscrit dans une situation dégradée, fruit d’une désorganisation directement liée à la mise en œuvre du PSE de 2012.

La dégradation des conditions de travail est patente. Ce projet de restructuration génère une usure psychique et des risques de tensions dans les relations de travail. Elle amplifie une perte d’adhésion et une défiance croissante vis-à-vis des choix et capacités de pilotage de la direction.

Pour la direction, qui a une fâcheuse tendance à sous-évaluer l’activité des salariés, il n’y a pas de problème de transferts de charges sur les salariés restants. Comme dans toutes les réorganisations vécues ces dernières années (dernière en date, direction commerciale unique), c’est aux salariés de trouver eux-mêmes des solutions aux problèmes générés par ces réorganisations sans fin. La conduite d’accompagnement au changement se résume souvent à : « aucun budget de formation et des promesses non tenues ».

La succession de plans d’économies ne peut être l’unique réponse aux évolutions des marchés et de la concurrence. Direction commerciale unique, plan stratégique Fnac 2015 pour renouer avec la croissance, peu de moyens sont mis en œuvre par la direction pour y parvenir. La faiblesse des investissements est une grave erreur.

Pour les experts CE, CHSCT et les différents élus, ce PSE ne correspond en rien aux enjeux de la Fnac, il ne se justifie pas et présente d’importants risques de désorganisation pour l’entreprise.

Malgré ce constat, des négociations restent en cours…

PSE injustifié

le PSE sur Fnac SA touche 58 postes :

soit 19 à la direction commerciale,
9 aux opérations,
12 à la DRH et
18 à la direction financière & comptabilité.

En 2012, 91 postes sur Fnac SA, 164 postes sur Fnac Relais, 45 postes sur Codirep.
En 2013, 156 postes sur Relais, 43 sur Codirep.
En 2014, 58 postes sur Fnac SA, 97 postes sur les fermetures de Fnac Périphérie.

Le stress et la souffrance au travail des salariés impactés sont importants.
La dégradation des conditions de travail est patente, provoque une usure psychique et des tensions dans les relations au travail et une méfiance croissante vis-à-vis de la direction.
Au-delà des économies, la direction a une obligation de moyen et de résultat quant à la prévention des risques sur la santé physique et psychologique de ses salariés. Sur ce sujet l’expert CHSCT nommé, est très préoccupé et démontre le peu de considération de nos dirigeants envers leurs salariés.

La succession de plans d’économie ne peut être l’unique réponse !
Peu de moyens sont mis en œuvre par la direction pour y parvenir et la faiblesse des investissements est une grave erreur. Ce PSE ne correspond en rien aux enjeux de la Fnac, ne justifie pas et présente d’importants risques de désorganisation pour l’entreprise.
Pour la direction, il n’y a pas de problèmes de charges supplémentaires, c’est vrai qu’elle a une fâcheuse tendance à sous évaluer l’activité de ses salariés.
Pour la direction, c’est aux salariés de trouver par eux-mêmes des solutions aux problèmes générés par ces réorganisations sans fin.
Ce PSE ne se justifie pas et présente d’importants risques de désorganisation pour l’entreprise.

Dans le même temps, 3,8 millions d’€uros est donné pour un plan de stocks options au top management. N’oublions pas que grâce à M. Bompard le montant de la participation s’est réduit de moitié.
Indécent et choquant, la mise en bourse de la Fnac a été une véritable aubaine pour le comité de direction, des millions comme s’il en pleuvait pour une dizaine de personnes. (13 millions d’€uros)

LES FINS DE MOIS POUR CERTAINS NE SONT PAS DIFFICILES

PSE injustifié